Autres questions fréquentes sur les varices

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Pourquoi peut-on enlever les veines superficielles sans qu’il y ait de conséquences ?

A la différence des veines profondes des membres inférieurs qui sont peu nombreuses, les veines superficielles forment un réseau de communication très étendu, aux ramifications multiples. Les veines profondes sont les principaux collecteurs du sang veineux. Au niveau des membres inférieurs, elles assurent 95 % du retour sanguin au cœur.

Elles sont de véritables « autoroutes veineuses », en fait aussi peu nombreuses que le sont les vraies autoroutes. On ne peut se passer d’elles et il ne saurait être question, pour une raison ou une autre, de les enlever. Ces veines profondes, qui sont entourées de muscles, ne sont jamais variqueuses Leur dilatation est exceptionnelle (on parle alors d’anévrisme).

Les affections qui les frappent sont d’une autre nature. Lorsque les voies veineuses profondes ne fonctionnent pas correctement, le retentissement sur l’état du membre inférieur est souvent majeur, sous forme d’une grosse jambe lourde, menacée d’ulcères à répétition et cette situation, dans la plupart des cas, est irréversible.

Le réseau des veines superficielles pour sa part est tout à fait comparable à un vaste réseau de routes nationales, départementales et vicinales connectées entre elles, leur permettant de développer de multiples suppléances et déviations lorsqu’une route n’est plus utilisable. In fine, toutes rejoignent les autoroutes (veines profondes). Mais compte tenu de leur disposition et de leur nombre, l’ablation d’une veine superficielle variqueuse reste sans conséquence sur le retour veineux d’ensemble, ni n’altère la fonction des autres veines.

questions fréquentes sur les varices

Existe-t-il un rapport entre cellulite, surcharge graisseuse et insuffisance veineuse ?

Contrairement à certaines annonces tapageuses ou qui se veulent délibérément accrocheuses aucune étude sérieuse n’a jamais montrée de lien direct entre les deux pathologies.

La cellulite est une maladie associant des troubles métaboliques et endocriniens, responsables en certains endroits du corps, d’une surcharge graisseuse des adipocytes et d’un épaississement des fibres collagènes, avec une composante légèrement inflammatoire.

Dans les zones atteintes, la circulation veineuse est parfois ralentie, mais ce n’est là qu’une conséquence et non une cause.

La liposuccion est-elle contre-indiquée en cas de varices ?

Elle n’est pas du tout contre-indiquée, mais il est préférable de traiter les varices avant la liposuccion, car il a été observé une incidence plus élevée d’accidents thrombo-emboliques dans les suites opératoires des interventions qui enlèvent de la graisse.

Traiter préalablement les veines malades contribue à réduire ce risque.

La grossesse augmente-t-elle le risque d’insuffisance veineuse ?

Les facteurs hormonaux mécaniques (compression des veines par l’utérus gravide) et volémiques (le débit circulatoire et la masse sanguine augmentent pour nourrir bébé), qui accompagnent la grossesse accroissent le risque de décompensation veineuse.

La grossesse est un facteur déclenchant ou aggravant très fréquent de la maladie variqueuse, touchant près d’une femme sur deux.

Que faut-il faire en cas de poussée variqueuse en cours de grossesse ?

Le traitement de base repose sur l’emploi des tonifiants veineux et surtout d’une contention forte. Une surveillance médicale régulière est de mise pour éviter la survenue d’une phlébite, événement le plus redouté.

La phlébite superficielle

La phlébite superficielle (parfois nommée paraphlébite) est soignée simplement par anti-inflammatoires ou héparines en injection sous-cutanée pendant quelques jours.

La phlébite profonde

Surtout si elle survient au moment de l’accouchement ou juste après, est plus ennuyeuse car elle réclame des doses importantes d’héparine qui font courir un risque hémorragique. Pour prévenir ce risque l’héparine est souvent arrêtée 6 à 8 heures avant l’accouchement qu’on s’efforce alors de programmer. L’incidence des accidents hémorragiques dans cette circonstance est de 5 à 10% ; la plupart sont bien contrôlés par les antidotes de l’héparine. L’important est d’être dans les mains d’une équipe compétente.

Pour les femmes qui ont des facteurs de risques connus de thrombose, un traitement par héparine sous-cutanée à doses préventives et non par anticoagulants oraux d’ancienne ou nouvelle génération, est préféré car elle ne traverse pas la barrière placentaire.

Lorsque les varices justifient une opération, vaut-il mieux se faire opérer avant le début d’une grossesse, ou au contraire attendre d’avoir mis au monde son (ses) enfant(s) ?

Il faut oublier le vieil adage qui recommandait aux femmes de n’opérer leurs varices qu’une fois l’âge des grossesses passé.

Tant que la chirurgie était peu cosmétique, traumatisante, principalement représentée par  » le stripping  » et les bilans préopératoires peu précis, on pouvait comprendre cette stratégie. Elle n’a plus de sens aujourd’hui.

La recommandation est au contraire de soigner ces troubles à fur et à mesure qu’ils surviennent, comme on le fait pour les dents ou d’autres affections, en somme éviter d’être confronté à une situation où les dégâts apparus pourraient devenir irréversibles ou trop importants pour être effacés sans séquelles.

Un cas particulier est celui des femmes enceintes pour lesquelles toute opération doit être suspendue dans les deux mois qui suivent l’accouchement jusqu’au retour de couches, période où les désordres veineux induits par la grossesse ne sont plus spontanément régressifs. On analyse alors les désordres restants. Dans nombre de cas ils n’existent plus.

Equipe Dr Gorny
  • Mme Clothilde WAGNER
    assistante anesthésiste
  • Dr Philippe GORNY
    chirurgien cardiovasculaire
  • Dr Stéphane SEROR
    anesthésiste

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