Les moteurs du retour veineux au repos
Il y a deux moteurs qui activent le retour veineux au repos : le cœur un peu, la respiration beaucoup
La respiration est essentiellement assurée par le diaphragme, muscle très puissant qui sépare le thorax de l’abdomen. Quand on inspire le thorax gonfle, la pression en son sein chute (car le volume de la cage thoracique augmente) jusqu’à devenir négative (dépression), tout comme la pression dans l’oreillette droite du cœur qui est alors vide de sang qu’elle a expulsé dans le ventricule droit. Dans le même temps le diaphragme qui est descendu vers le bas comprime l’abdomen au sein duquel la pression augmente. Résultat : à l’inspiration le sang veineux monte vers l’oreillette droite (du plus vers le moins).
Mais après avoir inspiré on expire : les pressions alors s’inversent et tout le sang veineux qui fut ascendant à l’inspiration redescend dans les veines… mais pas très loin vers le pied car il est vite bloqué par les valvules veineuses (absentes des artères car elles n’en n’ont pas besoin) lesquelles sont disposées tous les cinq centimètres environ. Ainsi par à-coups en quelques saccades le sang veineux peut-il remonter du pied jusqu’à l’oreillette droite du cœur, comme par magie, sans que nous en ayons conscience ! Ce mécanisme fonctionne en continu entre 15 et 20 000 fois par jour toute notre vie !
Les moteurs du retour veineux à l’effort, quand les membres inférieurs sont activés
Les veines des membres inférieurs n’ont pas besoin de contention quand on est en mouvement (exercice physique, simple marche, golf, jogging, tennis, vélo, ski, en fait tous les sports), car dans cette situation trois moteurs se mettent en marche, se potentialisent et fonctionnent en synergie pour activer le retour veineux vers l’oreillette droite du cœur :
1. La respiration toujours, via des mouvements du diaphragme plus puissants et fréquents qu’au repos,
2. Les battements du cœur qui s’accélèrent à l’effort et sont également plus puissants qu’au repos
3. La contraction des muscles des membres inférieurs (pied inclus) qui écrasent les veines et propulsent le sang vers le haut (d’où leur surnom pour le système veineux de « cœur périphérique »). En mouvement, grâce à ces trois moteurs, la vitesse circulatoire dans les veines est multipliée, selon l’effort produit, d’un facteur 2 à 10 !
Aucun reflux de sang vers les pieds (qui est le propre des veines variqueuses) n’est alors possible. Les veines sont heureuses !

